Elles sont nées au XIXe siècle quand la naissance du train rimait avec progrès et modernité.
Elles se sont recroquevillées, cachées, quand dans la 2e partie du XXe siècle la voiture et l’avion l’ont concurrencé.
A la fin du siècle dernier, la ville s’est à nouveau engouffrée dans ces lieux avec l’arrivée du TGV.
Cette semaine, de Bruxelles à Genève Mayday zone aux abords des gares, lieu de refuge pour les pauvres, lieux de chasse pour les flics, espaces longtemps abandonnés, que les logiques immobilières et marchandes redécouvrent pour faire fructifier leurs intérêts.