Karaoké révolutionnaire ! chantons ensemble pour le 1er mai

De 17h à 18h, on vous a préparé une playlist de chansons qu’on a envie de chanter ensemble le 1er mai.
Le principe :
de 17 à 18h, on passe des morceaux choisis, en français, castillan, allemand, basque, créole, catalan... Toutes les paroles seront publiées ici-même juste avant l’émission, ainsi que quelques vidéos LSF quand on en a trouvé.
(et si tu veux tchater, rendez vous sur IRC : chat.indymedia.org canal : #boomblock et choisis un pseudo).

Alors, mets le volume à fond, éclaircis-ta voix, et chante avec nous !

Karaoke revolutionnaire

Voici la playlist et les paroles :

ou là ci-dessous :

Les paroles du karaoke du premier mai 2020

Penn sardin - paroles et musique : Claude Michel

Il fait encore nuit, elles sortent et frissonnent, 
Le bruit de leurs pas dans la rue résonne.

Refrain : Écoutez l’ bruit d’ leurs sabots
Voilà les ouvrières d’usine,
Écoutez l’ bruit d’ leurs sabots
Voilà qu’arrivent les Penn Sardin.

À dix ou douze ans, sont encore gamines
Mais déjà pourtant elles entrent à l’usine.

Du matin au soir nettoient les sardines
Et puis les font frire dans de grandes bassines

Tant qu’il y a du poisson, il faut bien s’y faire
Il faut travailler, il n’y a pas d’horaires.

À bout de fatigue, pour n’ pas s’endormir
Elles chantent en chœur, il faut bien tenir.

Malgré leur travail, n’ont guère de salaire
Et bien trop souvent vivent dans la misère.

Un jour toutes ensemble ces femmes se lèvent
À plusieurs milliers se mettent en grève.

Écoutez claquer leurs sabots
Écoutez gronder leur colère,
Écoutez claquer leurs sabots
C’est la grève des sardinières.

Après six semaines toutes les sardinières
Ont gagné respect et meilleur salaire.

Dans la ville rouge, on est solidaire
Et de leur victoire les femmes sont fières.

À Douarnenez et depuis ce temps
Rien ne sera plus jamais comme avant.

Ecoutez l’ bruit d’ leurs sabots
C’en est fini de leur colère,
Ecoutez l’ bruit d’ leurs sabots
C’est la victoire des sardinières.


El Pueblo Unido Jamás Será Vencido

El pueblo unido jamás será vencido,
el pueblo unido jamás será vencido...
 
De pie, cantar
que vamos a triunfar.
Avanzan ya
banderas de unidad.
Y tú vendrás
marchando junto a mí
y así verás
tu canto y tu bandera florecer.
La luz
de un rojo amanecer
anuncia ya
la vida que vendrá.
 
De pie, marchar
el pueblo va a triunfar.
Será mejor
la vida que vendrá
a conquistar
nuestra felicidad
y en un clamor
mil voces de combate se alzarán,
dirán
canción de libertad,
con decisión
la patria vencerá.
 
Y ahora el pueblo
que se alza en la lucha
con voz de gigante
gritando : ¡adelante !
 
El pueblo unido jamás será vencido,
el pueblo unido jamás será vencido...
 
La patria está
forjando la unidad.
De norte a sur
se movilizará
desde el salar
ardiente y mineral
al bosque austral
unidos en la lucha y el trabajo
irán,
la patria cubrirán.
Su paso ya
anuncia el porvenir.
 
De pie, cantar
el pueblo va a triunfar.
Millones ya,
imponen la verdad,
de acero son
ardiente batallón,
sus manos van
llevando la justicia y la razón.
Mujer,
con fuego y con valor,
ya estás aquí
junto al trabajador.
 
Y ahora el pueblo
que se alza en la lucha
con voz de gigante
gritando : ¡adelante !
 
El pueblo unido jamás será vencido,
el pueblo unido jamás será vencido...
Traductionde l’espagnol :

Le peuple uni, jamais ne sera vaincu
Le peuple uni jamais ne sera vaincu...
 
Debout, chanter
Parce que nous allons triompher.
Avancent déjà
Les drapeaux de l’unité.
Et tu viendras
marchant à mes côtés
et ainsi tu verras
ta chanson et ton drapeau fleurir.
La lumière
d’une aube rouge
annonce d’avance
la vie qui viendra.
 
Debout, marcher
le peuple va triompher.
Elle sera meilleur
la vie qui viendra
conquérir
notre bonheur
et dans une clameur
mille voix de combat monteront,
diront
une chanson de liberté,
avec détermination
la patrie vaincra.
 
Et maintenant le peuple
qui s’élève dans la lutte
avec une voix de géant
criant : on y va !
 
Le peuple uni, jamais ne sera vaincu
Le peuple uni jamais ne sera vaincu...
 
La patrie est en train de
forger l’unité.
Du nord au sud
Elle se mobilisera
en partant du désert de sel
ardent et minéral
à la forêt australe
unis dans la lutte et le travail
ils iront,
ils couvriront la patrie.
Son pas déjà
annonce ce qu’il va arriver.
 
Debout, chanter
le peuple va triompher.
Des millions déjà,
imposent la vérité,
d’acier est fait
l’ardent bataillon
leurs mains sont en train de
mener la justice et la raison,
Femme,
avec feu et valeur,
Tu est déjà ici
aux côtés du travailleur.
 
Et maintenant le peuple
qui s’élève dans la lutte
avec une voix de géant
criant : on y va !
 
Le peuple uni, jamais ne sera vaincu
Le peuple uni jamais ne sera vaincu...


Il est 5h, Paris s’éveille

Les 403 sont renversées, la grève sauvage est générale
Les Ford finissent de brûler, les enragé·e·s ouvrent le bal
Il est cinq heures, Paris … s’éveille, Paris s’éveille.

Les k-way noirs sont à l’affût, lance-pierres contre lacrymogènes
Les flics tombent morts au coin des rues , nos petites filles deviennent des reines
Il est cinq heures, Paris … s’éveille, Paris s’éveille.

La Tour Eiffel a chaud aux pieds, l’Arc de Triomphe est renversé
La Place Vendôme n’est que fumée, le Panthéon s’est dissipé.
Il est cinq heures, Paris … s’éveille, Paris s’éveille.

Les maquisards sont dans les gares, à Notre-Dame on tranche le lard
Paris retrouve ses fêtards, ses flambeurs et ses communards.
Il est cinq heures, Paris … s’éveille, Paris s’éveille
Toutes les centrales sont investies, les bureaucrates exterminés
Les flics sont sans merci pendus à la tripaille des curés.
Il est cinq heures, Paris … s’éveille, Paris s’éveille.

Le vieux monde va disparaître, après Paris le monde entier
Les ouvrières sans dieu ni maître autogestionnent la cité
Il est cinq heures, le nouveau monde s’éveille
Il est cinq heures, et nous n’auront jamais sommeil.

Un violador en tu camino – colectivo Lastesis

El patriarcado es un juez / que nos juzga por nacer.
Y nuestro castigo / es la violencia que no ves
El patriarcado es un juez / que nos juzga por nacer.
Y nuestro castigo / es la violencia que ya ves

Es femicidio
Impunidad para mi asesino
Es la desaparición
Es la violación

Y la culpa no era mía,
ni dónde estaba, ni cómo vestía
El violador eras tú
El violador eres tú

Son los pacos
Los jueces
El estado
El presidente

El estado opresor
es un macho violador
El violador eres tú

Duerme tranquila
Niña inocente
Sin preocuparte del bandolero
Que por tus sueños
Dulce y sonriente
Vela tu amante carabinero

El violador eres tú
La traduction de l’espagnol :

Le patriarcat est un juge / qui nous juge d’être nées,
Et notre punition / c’est la violence que tu ne vois pas.
Le patriarcat est un juge / qui nous juge d’être nées,
Et notre punition / c’est la violence qu’on voit déjà.

C’est le féminicide
L’impunité pour mon assassin
C’est la disparition
C’est le viol

Et la coupable c’était pas moi
ni mes fringues ni l’endroit
Le violeur c’était toi
Le violeur c’est toi

Ce sont les flics
Les juges
L’état
Le président

L’état oppresseur est un macho violeur
Le violeur c’est toi

Dors paisiblement
Petite fille innocente
Sans te soucier du bandit
Car ton amant
Le gendarme doux et souriant
Veille sur tes songes.

Le violeur c’est toi

l’Hymne des femmes

version LSF

Nous qui sommes sans passé, les femmes,
Nous qui n’avons pas d’histoire,
Depuis la nuit des temps, les femmes,
Nous sommes le continent noir,

Refrain :
Levons-nous femmes esclaves
Et brisons nos entraves
Debout, debout, debout ! (x2)

Asservies, humiliées, les femmes,
Achetées, vendues, violées,
Dans toutes les maisons, les femmes,
Hors du monde reléguées.

Refrain

Seules dans notre malheur, les femmes,
L’une de l’autre ignorée,
Ils nous ont divisées, les femmes,
Et de nos sœurs séparées.

Refrain

Le temps de la colère, les femmes,
Notre temps, est arrivé,
Connaissons notre force, les femmes,
Découvrons-nous des milliers !

Refrain

Reconnaissons-nous, les femmes,
Parlons-nous, regardons-nous,
Ensemble, on nous opprime, les femmes,
Ensemble, Révoltons-nous !

Levons-nous femmes esclaves
Et jouissons sans entraves
Debout, debout, debout ! (x2)

Les Canuts
Pour chanter Veni Creator
Il faut une chasuble d’or
Pour chanter Veni Creator
Il faut une chasuble d’or
Nous en tissons pour vous, grands de l’église
Et nous, pauvres canuts, n’avons pas de chemise

C’est nous les canuts
Nous sommes tout nu·e·s

Pour gouverner, il faut avoir
Manteaux ou rubans en sautoir
Pour gouverner, il faut avoir
Manteaux ou rubans en sautoir
Nous en tissons pour vous grands de la terre
Et nous, pauvres canuts, sans drap on nous enterre

C’est nous les canuts
Nous sommes tout nu·e·s

Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira :
Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira :
Nous tisserons le linceul du vieux monde,
Car on entend déjà la révolte qui gronde

C’est nous les canuts
Nous n’irons plus nu·e·s

La semaine sanglante
Sauf des mouchards et des gendarmes
On ne voit plus par les chemins
Que des vieillards tristes en larmes
Des veuves et des orphelins
Paris suinte la misère
Les heureux même sont tremblants
La mode est au conseil de guerre
Et les pavés sont tout sanglants

REFRAIN
Oui mais ça branle dans le manche
Les mauvais jours finiront
Et gare à la revanche
Quand tous les pauvres s’y mettront (bis)

On traque on enchaîne on fusille
Tous ceux qu’on ramasse au hasard
La mère à côté de sa fille
L’enfant dans les bras du vieillard
Les châtiments du drapeau rouge
Sont remplacés par la terreur
De tous les chenapans de bouges
Valets de rois et d’empereurs

REFRAIN

Nous voilà rendus aux jésuites
Aux Mac Mahon aux Dupanloup
Il va pleuvoir des eaux bénites
Les troncs vont faire un argent fou
Dès demain en réjouissance
Et Saint Eustache et l’Opéra
Vont se refaire concurrence
Et le bagne se peuplera

REFRAIN

Demain les Manon les Lorette
Et les dames des beaux faubourgs
Porteront sur leur collerette
Des chassepots et des tambours
On mettra tout au tricolore
Les plats du jour et les rubans
Pendant que le héros Pandore
Fera fusiller nos enfants

REFRAIN

Demain les gens de la police
Refleuriront sur le trottoir
Fiers de leurs états de service
Et le pistolet en sautoir
Sans pain sans travail et sans arme
Nous allons être gouvernés
Par des mouchards et des gendarmes
Des sabre-peuples et des curés

REFRAIN

Le peuple au collier de misère
Sera-t-il donc toujours rivé
Jusques à quand les gens de guerre
Tiendront-ils le haut du pavé
Jusques à quand la Sainte Clique
Nous croira-t-elle un vil bétail
A quand enfin la République
De la justice et sans travail

REFRAIN

L’estaca (Luis Llach)

L’avi Siset em parlava
De bon mati al portal
Mentre el sol esperavem
I els carros veiem passar
Siset, que no veus l’estaca
On estem tots lligats ?
Si no podem desfer-nos-en
Mai no podrem caminar !

[Refrany]
Si estirem tots, ella caurà
I molt de temps no pot durar
Segur que tomba, tomba, tomba
Ben corcada deu ser ja.
Si tu l’estires fort per acqui
I jo l’estiro fort per alla
Segur que tomba, tomba, tomba,
I ens podrem alliberar.

Pero Siset fa molt temps ja
Les mans se’m van escorxant !
I quan la força se me’n va
Ella és més ample i més gran.
Ben cert sé que està podrida,
Pero és que, Siset, costa tant !
Que a cops la força m’oblida
Tornem a dir el teu cant :

[Refrany]

L’avi Siset ja no diu res
Mal vent que se’l va emportar
Ell qui sap cap a quin indret
I jo a sota el portal
I quan passem els nous vailets
Estiro el col per cantar
El darrer cant d’en Siset,
Lo darrer que em va ensenyar

[Refrany] (x2)
Traduction du catalan : Le Pieu

Grand-père Siset me parlait ainsi
De bon matin sous le porche
Tandis qu’en attendant le soleil
Nous regardions passer les charrettes
Siset, ne vois-tu pas le pieu
Où nous sommes tous attachés ?
Si nous ne pouvons nous en défaire
Jamais nous ne pourrons nous échapper !

[Refrain]
Si nous tirons tous, il tombera
Cela ne peut durer plus longtemps
C’est sûr il tombera, tombera, tombera
Bien vermoulu il doît être déjà.
Si tu le tires fort par ici
Et que je le tire fort par là
C’est sûr, il tombera, tombera, tombera,
Et nous pourrons nous libérer.

Mais Siset, ça fait déjà bien longtemps
Mes mains à vif sont écorchées !
Et alors que les forces me quittent
Il est plus large et plus haut.
Bien sûr, je sais qu’il est pourri,
Mais, aussi, Siset, il est si lourd !
Que parfois les forcent me manquent
Reprenons donc ton chant :

[Refrain]

Grand-père Siset ne dit plus rien
Un mauvais vent l’a emporté
Lui seul sait vers quel lieu
Et moi, je reste sous le porche
Et quand passent d’autres gens
Je lève la tête pour chanter
Le dernier chant de Siset,
Le dernier qu’il m’a appris :

[Refrain] (x2)

Juillet 1936 - Serge Utge-Royo
Juillet 1936 dans les casernes catalanes
La mort bute sur les milices et le peuple compte ses armes
Dans les villages et les hameaux les paysans groupent les terres
En un seul et riche morceau et passe le vent libertaire
Je pense à vous vieux compagnons dont la jeunesse est à la douane
et pardonnez si ma chanson vous refait mal à votre Espagne
Mais j’ai besoin de vous apprendre j’ai envie de vous ressembler
Je gueulerai pour qu’on entende ce que vous m’avez enseigné
Donne-moi ta main camarade
Prête-moi ton cœur compagnon
Nous referons les barricades
Comme hier la confédération
A quelques heures de Barcelone se sont groupés des menuisiers
Et sans patron tout refonctionne on sourit dans les ateliers
Sur la place de la mairie qu’on a changé en maternelle
Des femmes ont pris la blanchisserie et sortent le linge au soleil
Donne-moi ta main camarade
Prête-moi ton cœur compagnons
Nous referons les barricades
Et la vie, nous la gagnerons
Tandis que quelques militaires font leur métier de matadors
Des ouvriers, des ouvrières détruisent une prison d’abord
Là-bas, c’est la mort qui s’avance tandis qu’ici : Ah madame c’est l’anarchie
La liberté dans l’espérance il ont osé la vivre aussi
Dame tu mano compañero
Y presta me tu corazón
Barricadas levantaremos
Como ayer la confederación
Txoria txori – Mikel Laboa

Hegoak ebaki banizki
Neuria izango zen
Ez zuen aldegingo.
Bainan honela
Ez zen gehiago txoria izango.
Eta nik,
Txoria nuen maite. 
Traduction du basque

Si je lui avais coupé les ailes
Il aurait été à moi
Il ne serait pas parti
Oui mais voilà,
Il n’aurait plus été un oiseau
Et moi,
C’était l’oiseau que j’aimais

Je suis fille de marin
Je suis fille de marin qui traversa la mer
Je suis fille de soldat qui déteste la guerre
Je suis fille de forçat, criminelle évadée
Fille d’une fille du roi, trop pauvre à marier
Fille de coureuse des bois et de contrebandière
Enfant des sept nations et fille d’aventurière
Métis et sang-mêlée, bien qu’on me l’ait caché
C’était sujet de honte, j’en ferai ma fierté (X2)
Refrain : La la la la
Je suis fille d’Irlandaise, poussée par la famine
Je suis fille d’Écossaise, v’nue crever en usine
Dès l’âge de huit ans, seize heures sur les machines
Mais sachez que jamais je n’ai courbé l’échine
Non, je suis restée droite, là devant les patrons
Même le jour où ils ont passé la conscription
Je suis fille de paysanne, et fille d’ouvrière
Je ne prends pas les armes contre d’autres en galère (X2)
Refrain
Ce n’était pas ma guerre, alors j’ai déserté
J’ai fui dans les forêts et je m’y suis cachée
Refusant de servir de chair à canon
Refusant de mourir au loin pour la nation
Une nation qui n’fut jamais vraiment la mienne
Une alliance forcée de misère et de peine
Celle du génocide des premières nations
Celle de l’esclavage et des déportations (X2)
Refrain
Je n’aime pas le lys, je n’aime pas la croix
L’une est pour les curés, et l’autre est pour les rois
Si j’aime cette terre, celle qui m’a vu naître
Je ne veux pas de dieu, je ne veux pas de maître
Je veux choisir mes dieux – ou pas, je ne veux pas de maître !

Das Einheifrontlied (1934)

Und weil der Mensch ein Mensch ist,
drum braucht er was zum Essen, bitte sehr !
Es macht ihn kein Geschwätz nicht satt,
das schafft kein Essen her.
 
Drum links, zwei, drei !
Drum links, zwei, drei !
Wo dein Platz, Genosse, ist !
Reih dich ein in die Arbeitereinheitsfront
Weil du auch ein Arbeiter bist.
 
Und weil der Mensch ein Mensch ist,
drum braucht er auch noch Kleider und Schuh’.
Es macht ihn ein Geschwätz nicht warm
und auch kein Trommeln dazu.
 
Drum links, zwei, drei ...
 
Und weil der Mensch ein Mensch ist,
drum hat er Stiefel im Gesicht nicht gern.
Er will unter sich keinen Sklaven sehn
und über sich keinen Herrn.
 
Drum links, zwei, drei ...
 
Und weil der Prolet ein Prolet ist,
drum wird ihn kein anderer befrein,
es kann die Befreiung der Arbeiter
nur das Werk der Arbeiter sein.
 
Drum links, zwei, drei ...
Traduction : Le chant du front uni

Parce que l’humain est ainsi fait·e
iel a besoin de quequ’chose à manger, merci bien !
Le baratin ça ne remplit pas l’estomac,
ça ne donne pas à manger.
 
(refrain :)
’Gauche ! Deux ! Trois ! Quatre !
’Gauche ! Deux ! Trois ! Quatre !
Voilà où est ta place, Camarade !
Rejoins les rangs du Front Uni des Travailleurs,
car toi aussi tu es un Travailleur.
 
Parce que l’humain est ainsi fait·e
iel a besoin de vêtements et chaussures
Le baratin ça ne réchauffe pas,
le son du tambour [militaire] non plus.
 
(refrain)
 
Parce que l’humain est ainsi fait·e
iel n’aime pas trop avoir une botte dans la face
Pas d’esclaves au-dessous de lui
et pas de seigneur au-dessus.
 
(refrain)

Parce que le Prolétaire est ainsi fait·e
personne d’autre ne le libèrera.
La libération du Travailleur
ne sera que l’oeuvre du Travailleur.

La Gwadloup sé tan nou
Intro : Wi Gwadloupéyen, sé lè-la ki rivé pou nou mèt nou doubout !
Wi doubout, kont tout pwofitasyon !
LKP rouvè zyé an nou !

Refrain :
La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo
Yo pé ké fè sa yo vlé, sa yo vlé an péyi an nou.
La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo
Yo pé ké fè sa yo vlé, sa yo vlé an péyi an nou.

Lyannaj kont pwofitasyon, biten a Gwadloupéyen
Gwadloup-la nou andan-y la, solèy-la ja ka chofé
Ou vini ka manjé nou, ou vini aswafé nou
On biten nou ké di vou, si tin bobo tini longan.

Refrain

Lyannaj ka déklaré nou pé ké janmen lagé
Zot ja asé pwofité, négosyé pou négosyé.
Ni dé lwa ki ja voté ki pé détotiyé Gwadloup
Kontanté zot apliké yo, fo arété fè jé bésé

Refrain

Woy, Démota démontwé yo Sent Lisi a pa Sent Lis
Ou ka gadé lamafia yo tiré anlè kab-la.
Lè ou vwè pawol-la chapé, sé moun la yo ka tranblé
Yo mandé o yo soti, Lyannaj kont pwofitasyon

Refrain

Si ou vwè on pèp an lari-la, pa mandé nou pou ki sa
On konsyans ka boujonné, la Gwadloup vin ékléré
Nou tin dignité é kouraj, nou kay adan sans a
Listwa Gwadloupéyen gadé lespwa pou tou a milé an branka

Refrain

Sé on konba nou ka menné, pa kité lé bwa kwazé
Nou ka maché a balansé, sé solisyon nou vin chèché
Misyé préfé soti rivé, jak biswen mété difé
I ja ka pozé véto, i vlé pran nou pou rigolo

Refrain

Ou manké nou respé, ou lévé anlè tab-la
E pouwtan nou vin mandé pou pé sa négosyé
Sèl biten ki fè mwen la penn, sé dè vwè ou lévé si nou
Men nou montwé ou nou sanblé, Gwadloupéyen o konba

Refrain

Pa di nou sa pa posib, "impossible nest pas français"
Tout lwa yo voté pou yo, si i bon pou yo i bon pou nou
Lé gwan paran pé pa konté asi sa yo ka touché
Lé anploiyé pé pa kenbé, si ou malad sé pa menm palé

Refrain

Pa tin pwotokol si la métod, sé on dézod ka mèt on lod
A pa pawol an bistan kaché, ti ni dé pèp ka vin kouté
Mèsi pou komité-la, é lé Éli ki o konba
Si ni inité si on pwojé, sé péyi-la ki ké vwè klè.

Refrain

Misyé soti la i sot, i èvè nouvèl diktati
Nou adan on démokwasi, pa menm savé sa i ka di
Misyé préfé réfléchi, réfléchi byen sa ou ka di
Nou vini posé ou kessyon, a vou dè ban nou bon solisyon

Refrain

Sèl biten nou ka di yo, péyi-la sa sé tan nou
Yo pé ké fè sa yo vlé, sa yo vlé an péyi an nou
Ay kriyé lé sendika, sendika gwadloupéyen
Travayè é péyizan, ay kriyé tout jénès-la

Refrain

Mhmm Nou sé pitit a Ignas, désandan a Solitid
Sé yo ki zansèt an nou, sé yo ki Gwadloupéyen
I kriyé Gwadloup-la, yo goumé pou nou soti
Alè nou ka pété chenn nou pa ka viré an ba chenn

Refrain

Manman la Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup péyi an nou
La Gwadloup sé la nou yé, la nou fèt an solèy-la
Gwadada sé tan nou, péyi-la sé pa ta yo
On biten fo yo konprann, yo ké lésé nou kon nou yé.

Refrain

L’Internationale
Debout, les damnés de la terre
Debout, les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère,
C’est l’éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout, debout
Le monde va changer de base,
Nous ne sommes rien, soyons tout.

C’est la lutte finale ;
Groupons nous et demain
L’Internationale
Sera le genre humain.

Il n’est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,

Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun.
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l’esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer tant qu’il est chaud.

C’est la lutte finale ;
Groupons nous et demain
L’Internationale
Sera le genre humain.

L’État comprime et la Loi triche,
L’impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s’impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux
C’est assez languir en tutelle,
L’Égalité veut d’autres lois ;

"Pas de droits sans devoirs, dit-elle
Égaux pas de devoirs sans droits."

C’est la lutte finale ;
Groupons nous et demain
L’Internationale
Sera le genre humain.

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la banque
Ce qu’il a crée s’est fondu,
En décrétant qu’on le lui rende,
Le peuple ne veut que son dû.

C’est la lutte finale ;

Groupons nous et demain
L’Internationale
Sera le genre humain.

Les rois nous saoulaient de fumée,
Paix entre nous, guerre aux Tyrans
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l’air et rompons les rangs !
S’ils s’obstinent ces cannibales
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

C’est la lutte finale ;
Groupons nous et demain
L’Internationale
Sera le genre humain.

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs,
La terre n’appartient qu’aux hommes,
L’oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours.

C’est la lutte finale ;
Groupons nous et demain
L’Internationale
Sera le genre humain.

La Danse Des Bombes – Michèle Bernard d’après Louise Michel

version LSF
Oui, barbare je suis
Oui, j’aime le canon
La mitraille dans l’air
Amis, amis dansons !

Refrain :
La danse des bombes, garde à vous !
Voici les lions
Le tonnerre de la bataille gronde sur nous
Amies chantons !
Amies, amies dansons !
La danse des bombes, garde à vous !
Voici les lions
Le tonnerre de la bataille gronde sur nous
Amies chantons !

L’âcre odeur de la poudre
Qui se mêle à l’encens
Ma voix frappant la voûte
Et l’orgue qui perd ses dents

au Refrain

La nuit est écarlate
Trempez-y vos drapeaux
Aux enfants de Montmartre
La victoire ou le tombeau x2 :

Oui, barbare je suis
Oui, j’aime le canon
Et mon cœur je le jette
À la Révolution

au Refrain

Oui, mon cœur je le jette
À la Révolution

Chant du FHAR – Françoise d’Eaubonne
Dans le monde sans prétention
On a mauvaise réputation
Qu’on se démène ou qu’on reste coi
Tout le monde nous montre du doigt
On ne fait pourtant de tort à personne
Si on est un gars et qu’on aime un homme !
Mais les braves gens n’aiment pas que
l’on mette ailleurs qu’eux notre queue
Non les braves gens n’aiment pas que l’on mette ailleurs qu’eux notre queue !
Tout le monde se rue sur nous
Mais notre patience est à bout
Qu’on aime une fille ou un gars
Cela ne vous regarde pas !
Il faudra vous faire une raison d’la chose :
Nous ne port’rons plus le triangle rose !
Au grand jour nous apparaissons
Et vive la révolution !
Au grand jour nous apparaissons
Et vive la révolution !
Paraît que nous faisons pitié
Parce que dans notre lit douillet
Nous n’acceptons pas selon l’us
De loger chez nous un phallus
Nous nous moquons bien cependant des hommes
Quand nous sommes deux à croquer la pomme
Mais les braves gens n’aiment pas que
l’on fasse fi de leur belle queue
Non les braves gens n’aiment pas que
l’on fasse fi de leur belle queue !
Tout le monde se rue sur nous
Mais notre patience est à bout
Qu’on aime une fille ou un gars
Cela ne vous regarde pas !
Il faudra vous faire une raison d’la chose :
Nous ne port’rons plus le triangle rose !
Au grand jour nous apparaissons
Et vive la révolution !
Au grand jour nous apparaissons
Et vive la révolution !